De nombreuses collectivités françaises, notamment en zones rurales, dépendent de captages souterrains (forages, sources) pour leur alimentation en eau potable. Ces ouvrages sont soumis à une réglementation stricte et nécessitent une surveillance permanente pour garantir la qualité de l'eau distribuée aux abonnés.

Étapes de la sécurisation d'un captage AEP

1. Hydrogéologie et périmètres de protection

Tout captage AEP doit être entouré de périmètres de protection (immédiat, rapproché, éloigné) définis par une étude hydrogéologique et approuvés par arrêté préfectoral de Déclaration d'Utilité Publique (DUP). Ces périmètres limitent les activités susceptibles de polluer la nappe.

2. Analyse de la qualité de l'eau brute

Campagnes d'analyses réalisées par un laboratoire agréé ARS. Les paramètres à surveiller sont définis par l'ARS selon le contexte local (nitrates, pesticides, PFAS, microbiologie, etc.).

3. Filière de traitement

Dimensionnée selon les résultats d'analyse et agréée par l'ARS. Les équipements sont certifiés ACS. La filière doit inclure une désinfection garantissant l'absence de contamination microbiologique (chloration résiduelle ou UV).

4. Surveillance et autosurveillance

Programme de surveillance réglementaire (PSI - programme de surveillance de l'installation) + autosurveillance interne. Fréquences et paramètres définis par arrêté préfectoral.

5. Financement

Les collectivités peuvent bénéficier de subventions des Agences de l'Eau (jusqu'à 50–80% du coût des travaux de protection et de traitement) et de prêts bonifiés de la Banque des Territoires.