La qualité des eaux souterraines en France est extrêmement variable selon les régions, reflétant la diversité géologique, climatique et agricole du territoire. Cette carte des problématiques permet aux foreurs et maîtres d'ouvrage d'anticiper les traitements nécessaires selon leur localisation.

Bretagne et Pays de la Loire : nitrates et pesticides

Zone d'élevage intensif et de polyculture, la Bretagne présente les taux de contamination aux nitrates les plus élevés de France (jusqu'à 200 mg/L dans certains secteurs). Les nappes phréatiques peu profondes sont également contaminées par les pesticides (herbicides, fongicides). Traitement recommandé : échange ionique nitrates + CAG pesticides.

Île-de-France et Bassin Parisien : calcaire

La grande craie et les formations calcaires du Bassin Parisien génèrent des eaux très dures (TH de 25 à 60°f). Le tartre est le problème numéro un. Traitement indispensable : adoucissement par échange ionique pour les usages domestiques et industriels.

Massif Central et Bretagne cristalline : arsenic et radon

Les granites et rhyolites du Massif Central et de Bretagne cristalline libèrent naturellement de l'arsenic et du radon. Les concentrations en arsenic peuvent atteindre 50 à 100 µg/L dans certains secteurs du Cantal, de la Haute-Loire et des Côtes-d'Armor. Traitement : adsorption sur GEH ou alumine activée.

Alsace et Rhône-Alpes : solvants chlorés

La densité industrielle historique de ces régions a engendré des contaminations importantes aux solvants chlorés (TCE, PCE) dans les nappes alluviales. Traitement : charbon actif + stripping ou OI.

Littoral méditerranéen : intrusion saline

Les nappes côtières méditerranéennes subissent des intrusions d'eau de mer en cas de surexploitation. Traitement : osmose inverse ou nanofiltration.