Les tours de refroidissement humides (TAR) sont des installations à fort potentiel de prolifération de Legionella pneumophila, bactérie responsable de la légionellose (maladie du légionnaire), une pneumonie pouvant être mortelle. La réglementation française, renforcée après l'accident de Lens en 2003-2004 (21 morts), est l'une des plus strictes d'Europe.

Réglementation applicable aux TAR

  • Arrêté du 14 décembre 2013 : relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées soumises à déclaration relevant de la rubrique n° 2921
  • Arrêté du 10 août 2004 : relatif à la prévention des risques liés aux légionelles dans les installations de refroidissement par dispersion d'eau
  • Valeur limite réglementaire : 1 000 UFC/L de Legionella ; déclenchement d'actions correctives si > 1 000 UFC/L, arrêt de l'installation si > 100 000 UFC/L

Programme de traitement des eaux de tour

Traitement continu des biofilms

  • Biocides oxydants : chlore (hypochlorite, chlore gazeux), brome, dioxyde de chlore, isothiazolinones
  • Biocides de pénétration (non oxydants) : glutaraldéhyde, DBNPA pour les biofilms établis
  • Dispersants et séquestrants : pour maintenir les biofilms en suspension et faciliter leur élimination

Traitement anti-tartre et anti-corrosion

L'eau d'appoint des TAR est souvent dure et corrosive. Un traitement de l'eau d'appoint (adoucissement, inhibiteurs de corrosion, séquestrants phosphonates) est indispensable pour limiter les dépôts et la corrosion des matériaux.

Filtration des eaux de circuit

Filtres en dérivation (side stream) traitant 5 à 15% du débit circulant en continu : filmes sur sable, filtres à tambour, microfiltration. Permettent de réduire la concentration en MES et biofilms dans le circuit.